Historique

Les grandes lignes

2016

En 2016-2017, nous avons refait une beauté à notre programme anciennement appelé parascolaire, maintenant nommé  communautaireNous avons élaboré une programmation plaçant l’enfant en mode d’apprentissage ou les parents sont considérés comme des partenaires et des complices dans ce processus d’assimilation via un concept stimulant d’une formule « Club ».

À travers l’exploration de divers thèmes, l’enfant et son parent sont complices de l’élaboration jusqu’à sa conclusion d’un projet commun déterminé. Pour ce faire, ils ont accès à de l’encadrement, des conseils et des directives offerts par une équipe de professionnelles passionnées et engagés favorisant la réussite de leur projet.

De plus, nos différents camps ont également fait peau neuve en rafraîchissant et bonifiant l’ensemble de ses programmations, permettant ainsi encore plus de découvertes, d’apprentissages, de connaissances de soi et de plaisir !

2014

Projet 80 change officiellement de nom et devient ruelle de l’avenir. Un nom plus évocateur de sa mission et de sa vision. Ce nom possède aujourd’hui une certaine notoriété dans les milieux communautaire, scolaire, gouvernemental et des affaires, tout en reflétant parfaitement le cadre des programmes et activités mis de l’avant par l’équipe de l’organisme dans son ensemble (scolaire et communautaire). Le symbole de la pomme rouge est conservé afin de retenir un « air de famille » dans l’organisme, notamment en guise de rappel au domaine de l’éducation et à la passion qui anime l’organisme. Il y a également une route dans la pomme qui souligne bien la notion d’encadrement de l’organisme. La couleur verte représente l’épanouissement, le renouveau, ainsi que l’espoir. La signature originale « nourrir la réussite » est également conservée car elle reflète bien les aspirations de l’organisme qui vise à contribuer de manière concrète à la réussite scolaire des jeunes.

2011 - 2012

Le 80, Ruelle de l’Avenir continue de prendre de l’ampleur en offrant pour la première fois des ateliers hebdomadaires pendant toute l’année scolaire (32 semaines). Les enseignants des écoles du quartier s’inscrivent à des ateliers d’alimentation, de sciences, de robotique, de lecture, de stratégies de jeux d’échecs et d’horticulture.

Le 80 Transit continue ses activités auprès de la communauté avec le volet parascolaire et l’instauration de camps familiaux en hiver et en été.

L’organisme actualise sa mission qui vise toujours la persévérance scolaire.

2008

Au cours des années, l’organisme a rencontré différentes embûches qui ont su être surmontées (pour le plus grand bonheur !).  Afin de s’accorder avec la mission, qui a évoluée au fil du temps, le nom de l’organisme a changé à quelques reprises.

En 2007, une annexe désaffectée de l’école Garneau  est offerte à l’organisme. Projet 80 fournissait déjà des dîners aux enfants issus de familles moins nanties de Garneau et Marguerite-Bourgeoys, en plus d’organiser des services d’aide aux devoirs et des camps de jour pendant l’été.  Daniel Paquin, directeur général de l’organisme à cette époque rêvait de faire de cette annexe un village d’enfants offrant plusieurs activités dont la cuisine.

L’organisme frappe à la porte de monsieur Jean Simard, alors vice-président au développement durable de Gaz Métro, afin de mettre sur pied ce projet d’envergure. La directrice de l’école, madame Suzanne Van De Meulebroocke, se joint aux forces afin de tout d’abord rénover et aménager l’annexe offerte à l’organisme, ainsi que le toit, la cours d’école et le gymnase. Au total, 3,5 millions de dollars sont investis pour ces aménagements, dont près d’un million par Gaz Métro, environ 500 000 $ par la Commission scolaire de Montréal (CSDM) et le restant grâce à une collecte de fonds ainsi que la contribution de fournisseurs.

Le 30 août 2008, le 80, Ruelle de l’Avenir ouvre ses portes. Sous le thème de la ruelle, des locaux thématiques (cuisine, horticulture, multimédia, lecture, sciences, danse) sont alors mis à la disposition de toutes les écoles du quartier. Le plan est simple : le jour, les enseignants le fréquentent avec leurs classes. Le soir, Projet 80 prend la relève en organisant des activités à caractère pédagogique avec des partenaires, tels le Jardin botanique, Radio-Canada ou encore l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec.

Projet 80 offre dès lors deux services : le service en parascolaire avec l’aide aux devoirs, les ateliers éducatifs et l’animation du service de dîner connu sous le nom 80 Transit et le service aux enseignants avec des ateliers à caractère pédagogique inspirés de la réforme scolaire alors connu sous le nom de 80, Ruelle de l’Avenir.

Les débuts -1970

En 1966, une étude réalisée dans le quartier Centre-Sud par le Conseil des Œuvres de Montréal révélait que 27% des familles ont un salaire annuel de moins de 3000 $, que 20% des foyers sont sans emploi et que, somme toute, près de 65% des familles, pour la plupart nombreuses, vivent dans une très grande pauvreté. Le quartier Centre-Sud de Montréal, délimité à l’époque par les rues Sherbrooke Est, Dorchester Est, Frontenac et Saint-Laurent, est considéré comme l’un des quartiers les plus défavorisés de l’Île de Montréal.

C’est dans ce contexte que Keith Bush, jeune anglophone de Notre-Dame-de-Grâce, décide de s’impliquer dans le quartier. Durant quelques années, il fréquente les rues et les ruelles du quartier Centre-Sud et joue au ballon au fond de la rue Lartigue avec les enfants des alentours.

Ainsi, progressivement, émerge l’idée de construire un organisme communautaire afin de « sortir ces enfants des ruelles » et de leur permettre de pratiquer des activités de loisirs sécuritaires. Keith Bush réunit alors quelques volontaires partageant la même préoccupation d’agir pour améliorer la situation des jeunes dans le quartier Centre-Sud.

Le 30 juillet de l’année 1970, le « Projet de loisirs 80 Inc. » naît officiellement avec la mission d’offrir des activités de loisirs aux enfants du quartier Centre-Sud. Le travail de rue, l’animation dans les ruelles, la création d’une « maternelle » pour les tout-petits et l’aménagement d’un lieu de rencontres et d’activités au 1926, rue Plessis, un ancien salon funéraire, représentent les principales réalisations des premières années. Le nom de l’organisme est inspiré de la philosophie des fondateurs qui considéraient que les loisirs étaient « le » moyen privilégié d’intervention auprès des jeunes. Le chiffre 80 représente l’année 1980, qui traduit l’espoir que les jeunes qui auront grandi au sein de l’organisation durant les années 70 pourront, à leur tour, prendre la relève du développement de leur organisme et être responsables de leurs loisirs et, de façon plus globale, de leur vie.

Devant le succès remarquable des initiatives de Projet de loisirs 80 dans son quartier, l’organisme bénéficie de la générosité d’une fondation privée pour améliorer l’offre d’activités et de services. Puis une orthopédagogue rejoint les rangs de l’équipe, permettant l’émergence d’une expérience très réussie auprès des tout-petits de 4-5 ans. Ceci attire même l’intérêt et la collaboration du Département de psychiatrie du CHUM Notre-Dame et de la Commission scolaire de Montréal.